Conseiller Général du canton de Bordeaux I et Conseiller Régional d'Aquitaine

   
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BASSINS A FLOT : Chantiers navals. Ca avance...

Publié le 01/06/2014

Communiqué de presse de Philippe Dorthe suite au Conseil de Surveillance du Grand Port Maritime de Bordeaux du 26 mai 2014.

Communiqué de presse de Philippe Dorthe

 Chantiers navals à Bordeaux Nord

Conseil de Surveillance du Grand Port Maritime de Bordeaux du 26 mai 2014

« LE BON SENS A ENFIN PARLÉ les choses avancent»

Après plusieurs mois de discussions, de mobilisation et d’explications, le Grand Port Maritime de Bordeaux a fait des propositions très argumentées sur le projet de chantiers navals à Bordeaux.

L’ensemble du Conseil de surveillance, dont les représentants des collectivités territoriales : Conseil régional (Philippe Dorthe), Conseil général (Jean Touzeau), CUB (Jean-Pierre Turon), Ville de Bordeaux (Nathalie Delattre), est tombé d’accord sur la présentation du port.

Sous l’œil bienveillant de Michel Delpuech, Préfet de la région Aquitaine, Monsieur Christophe Masson, Directeur général du port a fait part de manière très détaillée des nouvelles avancées sur le dossier du REFIT.

Cette nouvelle mouture intègre un élément majeur jusque là peu ou pas abordé : la présence permanente des grands paquebots fluviaux qui, depuis quelque temps, ont leur port d’attache au cœur du port de la lune. Cette flotte de bateaux fluviaux de croisière va bientôt compter 9, puis dans 2 ou 3 ans, 12 unités.

Ces bateaux longs de plus de 100 mètres (Cyrano de Bergerac, 120 m) propriétés d’armateurs spécialisés dans les croisières fluviales, ont un besoin urgent d’outillages de mise à sec pour pouvoir assurer un entretien régulier mais également faire face aux avaries éventuelles qui ne sont pas rares dans la vie d’un bateau.

A l’heure actuelle, seule, la grande forme de Bassens (235m) peut accueillir ces navires. Mais cette très grande cale à la mise en œuvre onéreuse pour un bateau de 100m, est très souvent utilisée par les dragues du port, les bacs du Conseil Général et bientôt pour assurer les chantiers de démantèlement des grands navires réformés.

Cette situation ne peut perdurer au risque de voir les armateurs quitter le site bordelais. En effet, en cas de problème nécessitant une mise au sec d’un paquebot fluvial il faudrait charger celui-ci dans un cargo spécialisé dans ce type de transport pour pouvoir réparer dans un port équipé d’Espagne ou du nord de la France. C’est paquebots fluviaux ne sont pas armés pour aller en mer.

Aujourd’hui la seule possibilité d’assurer ce travail se trouve dans la remise en service des formes de radoub des bassins à flot. Le slipway de la rue Achard étant beaucoup trop petit pour ces grands gabarits.

 

 

Le projet affiné du port propose :

1er phase : (3,5 M€)

Remise en état et en service des deux cales sèches des bassins à flot avec aménagement de l’ancien bâtiment des pompes (entre la forme 1 et 2) pour accueillir les bureaux des équipages.

Ces formes seront dédiées aux grand paquebots fluviaux de croisière, aux barges de transport de l’AIRBUS A380  et aux REFIT légers des  yachts de luxe de 60 à 75 mètres.

Les simulations numérisées effectuées par le port montrent les différents types de bateaux au sec en fond de cale sèche. Les bateaux fluviaux ne dépassent que de 2 ou 3 mètres, et les yachts de 75 mètres dépassent eux de la hauteur d’une maison. Si des péniches au gabarit Freycinet  (38,5 mètres) devaient êtres mises à sec, elles seraient très largement (plusieurs mètres) en dessous du bord de la forme.

2ème phase : (20M€)

Mise en œuvre d’un chantier de REFIT lourd pour grands yachts de luxe.

Le marché des grands REFIT étant important une plateforme pouvant accueillir 10 à 12 postes de travail et un hangar sera aménagé sur le terrain du port se trouvant rue Achard entre les bureaux administratifs du GPMB et les garages du tram.

Pour accéder à ce chantier, les bateaux utiliseront une traque (sorte de cale sèche munie d’une écluse donnant directement dans le fleuve) dotée d’un ascenseur à bateaux permettant aux navires d’êtres tractés hors de l’eau. Cette installation sera construite à l’emplacement actuel du slipway.

Cet aménagement ne pourra être mis en œuvre que lorsque les formes des bassins à flot seront opérationnelles.

En ce qui concerne le REFIT des très grands yachts (peu nombreux) c’est la forme de Bassens qui assurera le service dans le cadre d’une planification prévue très en amont.

Monsieur Masson a estimé au minimum à 700 emplois qualifiés nécessaires au fonctionnement des chantiers en vitesse de croisière.

Poussé par l’intérêt populaire, par les personnels du port, par les professionnels actuellement en activités aux bassins à flot, par les entreprises du cluster, par un Préfet très favorable à ce projet et par quelques élus sensibles, comme la Députée Sandrine Doucet, ou encore l'ancien Adjoint au Maire Hugues Martin, au développement des emplois industriels en milieu urbain, le Grand Port Maritime de Bordeaux est arrivé à trouver la bonne solution. Il faut remercier Monsieur Masson et ses équipes pour ce travail de grande qualité.  

Philippe Dorthe, en qualité de Conseiller régional en charge de cette filière mais également en tant que Conseiller général du canton de Bordeaux nord, très impliqué depuis plus de 2 ans dans ce combat du bon sens, se dit très heureux de cette avancée. Il reste toutefois vigilant sur l’évolution de cet excellent dossier qui va faire conjuguer à Bordeaux : Emplois industriels, emplois du tertiaire, commerces et douceur de vivre…

Philippe Dorthe le 30 mai 2014  



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